Je suis Sébastien, étudiant en dernière année à l’EPF à Troyes. Je réalise mon stage de fin d’études chez LevelS3D afin de tester et valider leur application S3D Cloud et d’accompagner les bêta-testeurs de l’application. S3D Cloud, c’est une application web, bientôt accessible en mode SaaS, qui propose les fonctionnalités suivantes :

Prise en charge de nuages de points de tous formats, quel que soit le scanner d’origine ;

 

Visualiseur 3D qui permet en outre de prendre des mesures et de réaliser des plans de coupe dans le nuage de points ;

 

AutoModel, qui est une fonctionnalité de pré-modélisation 3D à partir du nuage de points.

 

Dans un premier temps, j’ai d’abord testé la fonctionnalité AutoModel afin de fournir aux équipes R&D et Produit un premier feedback sur l’application. Je suis parti d’un nuage de points capturé dans la partie musée de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, à Troyes. J’ai appliqué AutoModel à ce nuage de points, puis j’ai importé ce pré-modèle dans Revit afin de finir de réaliser la maquette 3D correspondant à ce lieu. L’objectif était de tester l’ensemble du process, depuis le téléchargement du nuage de points dans l’application jusqu’à la finalisation de la maquette 3D compatible BIM, en l’occurrence dans le logiciel Revit.

Plusieurs formats de sortie sont disponibles. Les deux que j’ai utilisés sont IFC et DXF. IFC délivre un objet 3D, permettant en particulier de travailler par niveaux, alors que le DXF s’apparente plus à un calque fournissant différents points de vue. Comme dans Revit on travaille par niveaux, j’ai majoritairement utilisé IFC.

Le nuage de points initial est le suivant. Il s’agit d’un nuage de points détaillé provenant d’un scanner laser mobile NavVis, qui pèse 14 Mo.

Le fichier suivant est le résultat de son passage par AutoModel : la durée de traitement a été d‘une vingtaine de secondes. Son poids n’est plus que de 336 Ko.

Enfin, ce fichier 3D représente le résultat de la modélisation 3D à partir du résultat d’AutoModel, dans le logiciel Revit. La durée de modélisation manuelle a été d’environ deux heures, et le fichier modèle au format IFC pèse 700 Ko.

Si la modélisation a été largement accélérée par le passage par AutoModel, certains aspects de la modélisation restent en revanche à la décision de l’utilisateur. En particulier, j’ai dû définir moi-même :

  • Le niveau 0 de l’objet 3D (défini au niveau du plan du rez-de-chaussée),
  • La représentation des arrondis, qui pour cette première version n’est pas encore prise en compte,
  • La redéfinition de certains segments qui étaient constitués de plusieurs sous-segments après la pré-modélisation,
  • Et l’épaisseur des murs.

Au total, la solution présente deux avantages déterminants :

  • Le gain de temps : la maquette a été réalisée en deux heures à partir du résultat d’AutoModel, alors qu’en partant du nuage de points cela aurait pris plusieurs jours ; en effet, la pré-maquette AutoModel permet d’accrocher le départ d’un trait à un point remarquable comme l’extrémité, le milieu d’un segment ou l’intersection entre deux segments, ce qu’il n’est pas possible de faire en partant du nuage de points qui ne comporte pas de segments. Outre le gain en rapidité, il y donc aussi un gain en précision.
  • L’accès à un fichier plus léger : la taille du fichier résultat d’AutoModel est 43 fois plus petite que la taille du nuage de points initial. Le pré-modèle est donc plus facile à utiliser, à partager, à envoyer, et permet des manipulations plus fluides dans les logiciels de conception.

Début avril, le programme de bêta-test de S3D Cloud va démarrer. Si vous êtes utilisateur de nuages de points et que vous souhaitez découvrir en exclusivité S3D Cloud et AutoModel, ainsi que contribuer à leur développement, n’hésitez pas à vous inscrire : Devenez bêta-testeur !


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